Et si on parlait relation avant d’éducation? 

Je reçois pas mal d’appels pour faire dresser, éduquer les chiens.

Rarement j’entends je souhaiterais m’éduquer..bizarre

Car en fait oui, nous éduquons plus l’humain à respecter les besoins du chien, à mieux le connaître, à entretenir une meilleure relation, à changer son comportement dans certaines situations..

Mais avant toute chose, avant de parler d’éducation, parlons relation: construire une relation, des liens affectifs est nécessaire..apprendre au chien à obéir, à écouter…peut on réellement l’apprendre? Ou cela se fait il naturellement quand une relation est bonne, bien instaurée?

D’ailleurs doit on garder ce terme obéir? Quand deux êtres entrent en relation, que la communication est bonne, que chacun apprend à se connaître, le chien ou l’humain fait les choses sans se poser de question, sans forcément répondre à une demande.

banksy, graffiti

Image: Graff de Banksy (http://www.banksy-art.com.com)

Oui nous apprenons à nos chiens à vivre dans nos sociétés humaines même si d’eux mêmes ils apprennent..ils sont bien meilleurs observateurs que nous..leur apprend on réellement? leur demande t on plutôt? leur faisons nous comprendre? répondent ils d’eux mêmes?..

Bref..au final avant toute chose passons du temps à CONSTRUIRE cette relation…sans trop se poser de questions…avec juste des bases de connaissances sur ce qu’est un chien, et ensuite à vous de nous dire qui est CE chien avec lequel vous vivez..car au final qui d’autre que vous est mieux placé pour le connaître? et qui d’autre que lui est il mieux placé pour vous connaître et nous dire qui vous êtes?

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Le jeu chez le chien

Nous parlons souvent de » jouer »  avec nos chiens, nous observons assez fréquemment nos chiens « jouer ». Le jeu fait partie intégrante de nos vies  et est important pour notre développement. Cette activité se retrouverait chez grand nombre de mammifères, comme le chien, et davantage chez les plus jeunes que les plus âgés1. Nous allons aujourd’hui aborder cette thématique, et essayer d’en comprendre l’utilité, pour le chien, et pour la relation qui nous unit l’un à l‘autre.

Le jeu chez le chien est très peu étudié en éthologie (science qui étudie le comportement animal). Mais certains chercheurs s’y intéressent : Alexandra Horowitz, éthologue américaine, mène actuellement une étude sur la façon dont les personnes jouent avec leurs chiens. Les propriétaires de chiens ont été invitées à envoyer photographies ou vidéos pour faire avancer les recherches.2

Qu’est ce que le jeu ?

Difficile de proposer une seule définition. Nous utiliserons la définition de la vétérinaire, Isabelle Vieira :3 « Le jeu est un ensemble de comportements produits ensemble ou successivement lors d’interactions amicale entre plusieurs individus. On y retrouve des comportements locomoteurs (course), agressifs (grognements), sexuels (chevauchement), alimentaires (prises en gueule), (…) ». il est important de garder en tête la notion « d’amicalité » : le jeu permettrait de procurer du plaisir.

Pourquoi les chiens jouent-ils ?

Chez le chiot, le jeu occupe une part importante dans son développement, et lui permet d’acquérir les codes de communication de son espèce : en multipliant les interactions ludiques, il apprend à interagir avec ses congénères, à s’ajuster.

Si chez les mammifères, le jeu est essentiellement présent chez les jeunes, le chien garde cette particularité, par rapport à d’autres espèces proches, comme le loup, de continuer à jouer, de façon plus ou moins importante, en fonction de leur tempérament et des stimulations qui leur sont proposées, notamment dû au fait qu’ils partagent nos foyers depuis des millénaires. Les hommes, par la domestication, ont sélectionné des caractères spécifiques chez le chien, et notamment en privilégiant les caractères néoténiques, c’est à dire juvéniles, leur permettant d’être particulièrement attentifs aux signaux de communication humains3 . Le chien reste juvénile, et est motivé par toute sorte de jeux. Cette caractéristique serait le propre des animaux de compagnie et  permettrait de créer des liens privilégiés avec les humains 1. Dans la nature, les animaux ont besoin de chasser, se déplacer pour survivre. En partageant nos foyers, le chien n’a pas à effectuer ses tâches : il est nourri, promené, soigné et peut donc passer un certain temps à jouer, ne craignant pas pour sa sécurité.

Le jeu permet aux chiens de se dépenser, d’être stimulé, de satisfaire son besoin de contact social, en interagissant avec ses congénères et les humains, d’explorer son environnement, d’affiner leurs actes locomoteurs.

Comment reconnaître le chien qui veut jouer ?

Le chien, va adopter des postures dites d’ « appel au jeu ». Le chien va abaisser ses pattes antérieures jusqu’au sol, relever son train arrière et remuer la queue vivement. Parfois le chien va aboyer, parfois grogner de façon de plus en plus intense, si l’individu en face ne réagit pas, pour le solliciter. Il est important de souligner que le chien, lors de ces séquences, est très mobile, contrairement lors d’interactions agonistiques (lié à l’agression, au conflit), où le chien va se mouvoir de façon plus rigide.

Comment les chiens jouent-ils ?

Plusieurs types de jeu peuvent être observés. Nous reprendrons les catégories utilisées par l’éthologue, ethnologue et sociologue, Delphine Descamps 4 :

–       le jeu social : le but étant « d’établir ou de renforcer les liens sociaux par le biais des interactions qu’il suscite, que ce soit entre congénères ou avec les humains. Il va s’agir de jeux de poursuite, de jeux de prédation, de jeux de possession ou encore de jeux de lutte ». Ces interactions sont très importantes pour le chien, pour stabiliser un groupe, pour effectuer des apprentissages, s’ajuster avec les individus en face, être stimulé. Un chien isolé, pourra s’ennuyer et développer des troubles du comportement.

–       le jeu solitaire : « les jeux solitaires sont plutôt des jeux vigoureux (galops, ruades, jeux de tête, etc..) qui impliquent une grande dépense d’énergie et contribuent certainement à exercer les muscles de l’animal ».

Penchons nous dans un premier temps au jeu chez le chiot : durant les premiers mois, le chiot va vivre avec sa mère et sa fratrie. Vont alors se succéder différentes activités, variables en fonction des phases de développement et des capacités locomotrices   Le chiot va apprendre, en contact avec sa fratrie dans un premier temps, à s’ajuster. Avec sa mère, il va apprendre à inhiber sa morsure. Les phases de jeux sont très importantes et doivent être respectées. Les apprentissages précoces effectués lors de ces premiers mois, vont servir au chien, une fois adulte, pour communiquer correctement avec ses congénères.

Différentes façons de jouer peuvent être proposées au chiot, une fois qu’il a rejoint un foyer humain, et quitté sa mère.

–       en lui permettant d’avoir des contacts répétés avec d’autres chiots ou chiens adultes : il pourra ainsi rencontrer d’autres congénères, de morphologies différentes, avec des caractères différents, dans des contextes différents..

–       en lui proposant des joutes, objets divers (ces fameux pouics pouics qui cassent les oreilles !). Certains chiots vont privilégier les jouets sonores, des objets divers (bouteilles en plastique, bâton,..).  Le chien va les prendre en gueule,  lui permettant ainsi de se dépenser, en mastiquant, s’exerçant sur des mouvements précis…l

Il est intéressant de noter que certains jouets semblent avoir plus de valeurs pour le chien que d’autres. Vous pouvez faire l’expérience : achetez deux jouets identiques. Marquez le de façon à les reconnaître (avec une croix par exemple). Ne manipulez toujours que le même jouet en jouant avec votre chien et ne touchez jamais l’autre. Essayez d’observer votre chien et voir ainsi quel jouet il va préférer pour vos interactions ludiques, en vous sollicitant, avec le petit « trésor » en gueule, ou lorsqu’il joue seul. Le jouet manipulé a  souvent plus d’intérêt, prend plus de sens pour le chien, que celui qui ne l’a jamais été. Certains chiens vont être plus attirés par certaines matières, formes, en fonction des préférences, et des expériences également.

Pourquoi favoriser le jeu avec nos chiens ?

Le chien, lors d’interactions spécifiques avec l’homme, comme le jeu, tels que le lancer de balle, retire des bénéfices : le chien développe une complicité avec son maitre, se dépense. Le jeu a un impact positif sur le chien, l’humain et sur leur relation : multiplier les expériences positives entre deux individus, permet de créer un réel lien. Les deux individus vont apprendre à affiner leur communication, développer une réelle complicité: il n’est pas rare de voir qu’un simple signal peut déclencher le jeu dans le couple homme/ chien : le chien va solliciter le maitre par un regard, émettre un signal acoustique spécifique (aboiement, grognement, couinement…) afin de solliciter son maître. Plus le chien  et l’homme retireront de bénéfices, plaisir, plus ces interactions ludiques se multiplieront.

Le jeu est utilisé par certains professionnels pour  motiver les chiens à travailler : par exemple ; lors de recherches de décombre, de drogue3. La motivation du chien à travailler est donc maintenue, il ne se décourage pas.

Chez les particuliers, le jeu va être utilisé pour éduquer de façon positive le chien. A l’inverse des modèles d ‘éducation, prôné par certains éducateurs, basés sur la hiérarchie, la punition.  Le jeu peut être utilisé dans différents contextes, et sera adapté en fonction du tempérament du chien, et des aspirations du maître : grâce au jeu, il va être possible de permettre à un chien craintif d’explorer son environnement, de façon positive (en utilisant des friandises pour l’inciter à franchir certains obstacles, au départ peu rassurants, ..). Cela permettra à un chien plus réactif de se canaliser (avec des jeux de concentration, de recherches d’objets…) en se dépensant mentalement, en plus des possibilités de dépenses physiques qui lui seront proposées.  Pour un chien qui a des difficultés à rester seul, la possibilité de mordiller, s’occuper avec un jouet rempli de friandises pourra l’occuper. Les ordres de base (comme le « stop », lors de balade) pourront être appris de manière ludique…

Il est donc important de privilégier le jeu entre hommes et chiens afin de renforcer la relation, le bien être. Il serait dommage de gâcher cette relation en utilisant la punition, alors que d’autres moyens plus agréables existent !

N’oubliez donc pas de jouer avec votre chien !

Romy Sauvageot, Chat Chien Zé Hom

 Références :

 1.  S. Tinnes Kraemer (2013) article « La relation en jeu avec le chien et le chat » http://comportementaliste.over-blog.com/

 2  Le blog : http://dogcognition.wordpress.com/

3 I.Vieira (2012) Comportement du chien. Ethologie et applications pratiques, éd. Point vétérinaire

4 D. Descamps (2006 ) Ethologie du jeu ou la « relation zooludique » entre l’enfant et le chien. Mémoire de master 2 recherche Sciences Humaines et Sociales mention Ethnologie. Université René Descartes

On sait pourquoi les chiens protègent contre l’asthme

un article paru ce jour sur Futura sciences, sur l’asthme et les enfants.

( N’oublions pas que prendre un chien uniquement pour résoudre les problèmes d’asthme ne peut être le seul motif d’adoption. Un chien, c’est un être vivant, avec des besoins spécifiques et individuels. 

Adopter un chien, c’est une responsabilité.

Adopter un chien, c’est un engagement à long terme.

Vivre avec un chien, ce n’est pas inné. Patience, connaissances,  respect, amour..des éléments importants pour une relation harmonieuse et ……heureuse!)

L’article c’est par ici:

Les jeunes enfants possédant un chien ont moins de risque de développer des allergies. Des travaux chez la souris montrent que la présence de cet animal modifie la flore intestinale et protège contre ces pathologies. Voilà une bonne raison d’offrir à vos petits un nouveau compagnon pour les fêtes de Noël…

Cela fait longtemps qu’on le sait, avoir un chien dans l’enfance diminue le risque d’allergie et d’asthme. Dans cette nouvelle étude, des chercheurs viennent de mettre le doigt sur la raison : les bactéries intestinales. © o5com, Flickr, cc by 2.0

Cela fait longtemps qu’on le sait, avoir un chien dans l’enfance diminue le risque d’allergie et d’asthme. Dans cette nouvelle étude, des chercheurs viennent de mettre le doigt sur la raison : les bactéries intestinales. 

 Bien plus que de simples animaux domestiques, les chiens sont aussi de précieux alliés pour notre santé. De plus en plus d’études montrent par exemple que la compagnie d’un chien pendant les premières années de vie, diminue les risques d’allergies. Pourquoi ? Dans une étude récente, publiée dans la revue Pnas, des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco (États-Unis) ont éclaircit le mystère. Selon eux, les chiens remanieraient la flore intestinale de jeunes souris, ce qui permettrait aux rongeurs de mieux lutter contre les allergies.

Les bienfaits des chiens sur la santé ont été observés il y a une dizaine d’années environ. À cette époque, des scientifiques états-uniens avaient réalisé une vaste étude au cours de laquelle ils avaient analysé les dossiers médicaux de nombreux enfants propriétaires ou non d’un animal de compagnie, et plus particulièrement d’un chien. Ils s’étaient alors rendu compte du phénomène : les amis des bêtes ont moins de problèmes d’allergies et d’asthme que les autres. Depuis, de nombreuses études épidémiologiques ont conforté ce résultat, non seulement avec les chiens mais aussi avec le bétail.

Adoptez un chien pour combattre les allergies !

Plus récemment, Susan Lynch, une microbiologiste de l’université de Californie, s’est intéressée de plus près à la question. Elle a montré que les chiens transportaient les microbes de l’environnement dans la maison, lesquels se retrouvaient ensuite dans le tube digestif de leur maîtres. Avec son équipe, elle s’est alors demandé si ces nouvelles bactéries, une fois installées dans l’intestin, participaient à la protection contre les allergies et l’asthme.

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont collecté des échantillons de poussière provenant d’une maison sans animaux ou d’une habitation avec un chien. Ils ont alors mixé ces prélèvements avec de l’eau et les ont donnés à manger à de jeunes souris. Enfin, ils ont nourri les animaux avec des cafards brouillés ou des protéines d’œufs, deux substances connues pour induire une réaction allergique à la fois chez l’Homme et les rongeurs.

Leurs résultats sont sans appel. Les souris ayant consommé les poussières canines n’ont présenté que peu, voir aucun, signes de réactions allergiques. En revanche, les autres ont développé certains symptômes caractéristiques, équivalents à ceux d’un rhume chez l’Homme. D’autre part, les souris peu allergiques contenaient moins de cellules immunitaires associées aux réactions d’inflammation que les autres.

Une cure de bactéries pour soigner les allergies ?

Les auteurs ont ensuite analysé la composition de la flore intestinale des deux types de souris, avant et après l’ingestion des poussières. Ils ont montré que les rongeurs exposés aux saletés canines possédaient une quantité beaucoup plus importante de bactéries de l’espèce Lactobacillus johnsonii que les autres. Ils ont alors nourri des souris avec cette bactérie et ont obtenu les mêmes résultats qu’avec de la poussière canine: les rongeurs sont devenus beaucoup moins sensibles aux allergies !

« L’ensemble de ce travail montre qu’il est important de s’exposer à l’environnement, indique John Penders, un épidémiologiste de l’université de Maastricht (Pays-bas). Cela influence la flore intestinale et nous protège contre les allergies. » Même si de nombreuses recherches sont encore nécessaires, cette étude ouvre la voie vers le développement de probiotiques pour traiter les allergies. Ainsi, après l’obésité, la dépression, le diabète, le cancer et l’autisme, les bactéries pourraient également représenter une thérapeutique prometteuse de lutte contre l’asthme chez l’enfant.

 

Source: http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/biologie-on-sait-chiens-protegent-asthme-51034/

Nouveau! Promenades collectives avec vous et votre chien!

      Vous souhaitez partager un moment privilégié avec votre chien? Vous souhaitez fournir l’opportunité à votre chien de rencontrer ses congénères, de découvrir de nouveaux environnements? Vous souhaitez rencontrer de nouveaux congénères?! (et oui, n’oublions pas l’humain!) Et apprendre à décoder le langage canin?

Even et Homaley

Even et Homaley

Ces balades sont encadrées par une éthologue , comportementaliste spécialiste des relations homme/ chien: l’occasion d’échanger et d’apprendre à décoder la langage canin, comprendre les comportements de votre chien, et de voir évoluer des chiens en groupe.

L’observation sera de mise! Vous aiguiserez ainsi votre sens de l’observation pour mieux comprendre les comportements de chacun!

Le principe?

Ce sont des balades ou les chiens sont en liberté sur une grande partie du parcours, afin de permettre aux chiens de communiquer plus librement.

Un des buts étant également de partager un moment privilégié entre propriétaires et leurs chiens!

Où? Les balades sont au départ d’Orry la ville ou Chantilly.

Durée: 2 heures

Tarif: 10 euros

Prochaines dates:

– Samedi 8 décembre de 10h à 12h, à Orry La Ville

– Samedi 15 décembre de 10h à 12h, à Orry La Ville

Contactez Romy Sauvageot au 06.81.07.35.83 ou par mail: info@chiensethommes.fr pour réserver votre place ou pour toute demande d’informations complémentaires.

Et aussi:

  • Promenades de votre chien pendant votre absence!

Périmètre d’interventions:  10 km autour d’Orry-La-Ville

Tarifs: 15 euros la promenade d’une heure (frais kilométriques inclus)

Possibilité de grouper votre chien à d’autres, en fonction de sa sociabilité et de ses besoins

Consulter notre site ici

Comment savoir si votre chien est heureux de vous voir ? Regardez ses sourcils !

Un nouvel article publié sur le site de Maxisciences, le 31 juillet 2013, par Emeline Ferard

Selon une étude japonaise, il serait possible de deviner les émotions d’un chien en regardant son expression faciale et plus particulièrement ses sourcils.

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Si le chien est devenu le meilleur ami de l’homme, il n’est pas toujours facile de comprendre les émotions de son compagnon. Est-il triste ou heureux ? Pour le savoir, certains vous conseilleraient d’observer sa queue qui est un bon indicateur de son état émotionnel. Mais la face de votre chien est en réalité bien plus révélatrice.

C’est ce qu’ont démontré plusieurs études dont une nouvelle récemment publiée dans la revue Behavourial Sciences.Selon ces travaux menés par des chercheurs japonais, les émotions des chiens sont trahies par des expressions faciales bien précises qui impliquent à la fois les oreilles et les sourcils de l’animal. Les sourcils seraient alors un indicateur de choix. Pour en arriver là, le Dr Miho Nagasawa et ses collègues de l’Université d’Azabu ont traqué à l’aide de caméras les changements intervenant dans la face de 12 chiens rassemblés dans une pièce divisée en plusieurs parties par des rideaux noirs. Installés devant une sorte de panneau avec une ouverture sur le rideau, les animaux ont alors été confrontés à trois situations différentes. Grâce au rideau, ils étaient soit réunis avec leur propriétaire, soit mis en contact avec un étranger, soit exposés à un jouet ou un objet qu’ils n’aiment pas comme un coupe-ongles par exemple.

Pour chaque situation, les scientifique ont ainsi observé la réaction faciale des chiens puis les ont comparées les unes aux autres.

la suite de l’article ici

Psychologie : tu seras un homme, mon chien

Nous négligeons souvent l’influence de nos comportements, de la communication non verbale et paraverbale sur nos chiens…Article à lire!

Article de Paloma Bertrand, sur Sciences actualités.fr, le 15/09/09

« Prenez une expérience vieille de plusieurs décennies, remplacez l’expérimentateur par un fil transparent, puis les jeunes enfants par des chiens et vous obtiendrez des résultats en cascade sur les comportements et les apprentissages à l’œuvre chez le petit d’homme et son meilleur ami : le chien.

Une erreur fondatrice

Jean Piaget

C’était au siècle dernier, Jean Piaget, célèbre psychologue suisse, procède à une expérience sur des enfants de 10 mois dont les résultats interrogent la communauté scientifique. Imaginez la scène : un expérimentateur et un enfant de 10 mois sont assis de chaque côté d’une table sur laquelle sont posés deux récipients, A et B, identiques. L’expérimentateur dissimule à plusieurs reprises un objet dans A et demande chaque fois à l’enfant de lui indiquer l’endroit où il l’a caché. Tâche que l’enfant réussit aisément. Mais quand ensuite, il place le même objet dans B, surprise, l’enfant qui n’a pourtant pas perdu une miette de la manœuvre, continue de le chercher dans A.

La source de l’erreur est humaine

Restée célèbre sous le nom de « l’erreur A-non-B », cette expérience vient de trouver une nouvelle explication. En soumettant des enfants de moins d’un an au même exercice mais sans qu’aucun expérimentateur ne soit présent (l’objet est mû par un fil transparent), des chercheurs hongrois* constatent que les enfants ne se trompent plus.

C’est donc l’interaction avec l’adulte qui est à l’origine du « problème ». Et d’interpréter le résultat comme suit : l’échange avec l’adulte est perçu par l’enfant non seulement comme un jeu mais surtout comme un exercice d’apprentissage. C’est tout naturellement que l’enfant « récite la leçon » en continuant de chercher en A un objet qu’il vient d’apprendre à y trouver.

Mais l’erreur est-elle le propre de l’homme ?

Les protagonistes.

C’est alors que la même équipe hongroise décide de soumettre des chiens, de races différentes, et des loups habitués à la présence humaine, à la même expérience. Et foi de Rantanplan**, les résultats des chiens sont déconcertants !

Alors que les loups ne croient que ce qu’ils voient et vont chercher en B un bout de viande quand il y est caché, les chiens suivent un comportement identique à celui des enfants et commettent eux aussi en présence de l’expérimentateur – et seulement en sa présence – l’« erreur A-non-B ». Comme pour les enfants, plus l’expérimentateur échange avec l’animal, regards appuyés, parole multipliée, plus l’erreur est manifeste. Les chiens partageraient donc avec l’enfant une capacité à déduire des apprentissages de sa relation à l’homme. Apprentissages qu’il placerait au-dessus de ce que ses sens lui enseignent. Le résultat de l’expérience interroge : est-ce la conséquence d’une cohabitation entre le chien et l’homme longue de plus de 10 000 ans ?

Le meilleur ami de l’homme, et pour cause !

Le chien montre d’étonnantes aptitudes à comprendre la communication humaine : se diriger vers un objet pointé du doigt, suivre un regard, un mouvement de tête, intégrer… Des capacités que ne partagent ni les singes, ni les loups ses proches cousins, et qui semblent à première vue innées puisque les chiots de quelques semaines montrent déjà de telles dispositions.

Dans leur article Human-like social skills in dogs publié en 2005, Brian Hare et Michael Tomasello de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig estiment que cette capacité à coopérer n’est pas innée mais que l’homme a, au cours du processus de domestication, sélectionné chez le chien cette aptitude à coopérer. Et qu’après des millénaires, cette disposition fait désormais partie du patrimoine héréditaire de l’espèce canine.

Tel chien, tel maître

L’équipe de Budapest n’en reste pas là et décide de poursuivre l’expérience en changeant un élément de la règle du jeu. Le début de l’exercice reste identique : un expérimentateur dissimule à plusieurs reprises un objet dans un emplacement A et demande aux enfants, aux chiens, aux loups de retrouver l’endroit. Puis un second expérimentateur entre en scène, prend la place du premier, pour dissimuler l’objet en B.

Une dizaine d’enfants, de chiens et de loups se prêtent à l’exercice et les résultats tombent : les loups continuent de faire régulièrement le bon choix, les enfants persistent dans l’« erreur A-non-B », mais le comportement des chiens change. La plupart d’entre eux ne commettent plus d’erreur et vont en B chercher l’objet qui a été caché. Le changement d’expérimentateur a rompu l’apprentissage, alors qu’il n’a pas perturbé celui des enfants. Moralité : le chien intègre et ne restitue un apprentissage qu’auprès d’une seule et même personne alors que l’enfant, quel que soit son instructeur, généralise la « leçon ». Cette prédisposition du chien à ne suivre qu’une personne est-elle, elle aussi, la conséquence d’une longue fréquentation de l’espèce humaine, l’empreinte du désir de l’homme que l’animal soit dévoué à son maître et à lui seul ?

* József Topál, Research Institute for Psychology, Hungarian Academy of Sciences, György Gergely, Gergely Csibra, Department of Philosophy, Central European University, Ágnes Erdohegyi, Ádám Miklósi, Department of Ethology, Eötvös University.

** Apparu pour la première fois dans l’album Sur la piste des Dalton, de la bande dessinée Lucky Luke, Rantanplan est le chien de l’administration pénitentiaire. Ses raisonnements erronés, comme de s’interroger si Averell est son père ou son frère, chamboulent en permanence les projets des malfaiteurs. »

Lien de l’article ici

Pour le chien, bailler c’est expulser le stress

Nouvel article sur le baîllement, publié sur Maxisciences, par Camille Carlier, le 27 juin 2013

« Comme chez les primates, le bâillement serait pour les chiens un procédé communicatif plus que  l’expression d’une fatigue exagérée, comme on pourrait le croire. En effet, bon nombre de canidés bâilleraient afin d’expulser le stress ou en signe d’apaisement vis-à-vis de leur maître. A tous les maîtres de chiens qui ont parfois eu la sensation que leur cher animal se moquait d’eux en bâillant, lorsque celui-ci se faisaient gronder, sachez qu’il n’en est rien. En effet, le bâillement serait chez le chien un moyen de pacification et d’exutoire pour le stress. Une récente étude d’Alicia Phillips Buttner (psychologue à l’université du Nebraska aux Etats-Unis), publiée dans Animal Cognition s’est proposé d’étudier le phénomène.

Question : les chiens bâillent-ils par mimétisme par rapport à leur maître ou d’autres interprétations entrent-elles en ligne de compte ? « Nous avons cherché à savoir si certains chiens perçoivent simplement mieux les signaux sociaux émis par les humains ou s’ils diffèrent sur le plan physiologique, par un niveau de stress plus important, qui les rend plus susceptibles d’attraper nos bâillements » explique t-elle.Pour y répondre, l’étude a porté sur une soixantaine de chiens issus d’un refuge et âgés de six mois à six ans.

Des chiens peu empathiques

Ces canidés étaient déjà sujets aux bâillements de manière plus que régulière. Au cours de l’expérience, un homme a baillé de nombreuses fois devant eux, naturellement et de manière factice (mimant la contraction des muscles et se contentant d’ouvrir la bouche). Les chercheurs ont alors observé la réaction des chiens. Parallèlement, les animaux ont également fait l’objet de prélèvement de salive afin d’étudier le taux de cortisol une hormone indice du stress.

Les chercheurs ont alors constaté que seuls 12 chiens sur les 60 se sont mis à bâiller lorsque l’homme bâillait vraiment et non lorsqu’il faisait semblant. Et la majorité des chiens ont bâillé indifféremment dans les deux situations. Ceci indique que les chiens ne seraient pas plus sensibles aux signaux sociaux.En revanche, les chercheurs ont constaté que, systématiquement le taux de cortisol s’est trouvé élevé pour les « vrais » bâillements des chiens.

Un phénomène à la signification variée

D’après les chercheurs, ce résultat contredit la thèse de l’empathie dans le bâillement, commune aux humains. En effet, il est connu que chez l’homme, le bâillement « contagieux » est le résultat d’une attitude empathique. Ce phénomène résulte d’une contraction des muscles du visage ainsi que du diaphragme et entraîne une inhalation d’air. Il est commun à tous les vertébrés et les mammifères (sauf la girafe). Il est utile dans la stimulation de la vigilance et augmente la clairance (substance) dans le liquide céphalo-rachidien.

Mais il est aujourd’hui avéré que les individus bâilleront davantage en observant un parent ou un ami bâiller, puis par la suite un étranger. Chez les singes, le bâillement est le résultat d’un procédé de communication par lequel ceux-ci essaient de se faire comprendre. C’est ici que le chien les rejoint. Le bâillement chez le canidé ne serait pas le fait d’une synchronisation avec notre comportement mais davantage d’une manière d’expulser le stress, comme pour réguler une situation dérangeante. Il tenterait ainsi de faire retomber la pression, le regard direct d’un maître étant source de stress chez l’animal. Il apparaît alors que le bâillement soit pour lui la pacification d’une situation, un moyen d’éviter le conflit, envoyant de ce fait des signaux corporels d’apaisement.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/chien/pour-le-chien-bailler-c-039-est-expulser-le-stress_art29974.html
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